E1.NOTIONS GÉNÉRALES d'ÉLECTROMAGNÉTISME

-ampérien ou coulombien ?

AMPERIEN 

est un qualificatif s'appliquant à toute grandeur magnétique d'excitation, relative à la masse magnétique ampèrienne K (de dimension L.I)

-donc le temps ne figure pas dans les dimensions des grandeurs ampèriennes-

On utilise surtout cet adjectif pour les grandeurs suivantes >>>

--le moment magnétique ampérien Mg (dimension L².I)

--l'aimantation (ampérienne) M (L-1.I) qui est (K / surface)

--le moment électrocinétique (ampérien)  μ' (L2.I.A-1) qui est (K X distance/angle)

 

COULOMBIEN 

est un qualificatif s'appliquant à toute grandeur électrique d'excitation, relative à la charge électrique Q(de dimension T.I) parce qu'elle est impliquée dans la loi de Coulomb.

On utilise surtout cet adjectif pour >>>

--le moment électrique dipolaire coulombien Mé (L.T.I) qui est (Q x distance)

le moment électrique intrinsèque (coulombien)(dimension L.T.I.A-1) qui est le moment Mé ramené à l'angle solide

--la polarisation (coulombienne)  σ (dimension L-2.T.I)

 

PASSAGE de COULOMBIEN à AMPERIEN

Il faut multiplier une grandeur coulombienne par c (constante d'Einstein) pour retomber sur son cousin ampèrien

Exemple ; champ électrique coulombien D (dim° L -2.T.I.A-1) x c (dim° L.T -1) = champ magnétique ampérien H (dim°.L-1.I.A.I-1)

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-conversion entre unités électriques

Les conversions entre les diverses unités électriques donnent lieu à un nombre incalculable de questions, à cause des confusions entre les grandeurs

Rappelons d'abord les relations usuelles (rappel pragmatique simplifié)

1°.une charge est

soit 1 entité induite, telle la charge électrique Q, ou un [di]pôle magnétique K 

soit 1 entité d’induction, telle l'entité  électrique P ou la charge magnétique ampèrienne c

Chacune de ces deux dernières entités-charges inductrices est égale à :

(énergie x facteur de milieu) / potentiel inducteur

2°.un champ  est un gradient du potentiel correspondant (donc c'est la dérivée du potentiel par rapport à la longueur) et c'est aussi une fluence de la charge précitée

3°.un FLUX est le produit (champ x surface)  ou encore le quotient (charge / angle solide)

4°.un potentiel est la circulation du champ correspondant (donc champ x longueur)

et c'est aussi le (FLUX correspondant / longueur)

5°.une grandeur angulaireest égale à la grandeur de base divisée par l'angle (c'est souvent un angle solide en électromagnétisme)

6°.une grandeur d'excitation(champ, FLUX, potentiel.....) est égale à la même grandeur en induction divisée par le facteur de milieu correspondant

Donc l'erreur classique de parler d'un champ, d'un FLUX, d'un potentiel... sans spécifier s'il s'agit d'induction ou d'excitation (= induit) laissera le doute sur les unités à employer, d'où erreur patente

 

Voici maintenant quelques questions réellement relevées chez des élèves :

1.combien de Gauss dans 1 Tesla ?>>> réponse simple, car ce sont 2 unités mesurant la même grandeur (champ B) d'où 1 Gs = 10-4T

2.combien de W/m² dans un Tesla ? >>> comme le W/m² est une unité de puissance surfacique (p*) et le Tesla une unité de champ d'induction magn. B ,il faut recourir à la relation les unissant >> p* = i.B/ t

donc un W/m² (unité pour p*) est un Ampère-Tesla par seconde (ce qui n'a pas grand intérêt)

3.combien d'Ampère par mètre dans un Tesla ? >>> comme l'A/m est une unité d'aimantation (M)  et le Tesla une unité de champ d'induction magn.(B),il faut recourir à la relation les unissant >> M = B.Ω / μ    donc

un A/m est un Tesla(pourB) -stéradian (pour Ω) par H-sr/m (pour μ, le facteur de milieu)

Donc les questions (2) & (3) ne sont pas pertinentes, car on ne sait pas dire combien d'unités sont contenues dans une autre grandeur, différente de celle à qui on veut la comparer

(cela ressemble à la question "combien d'hectares dans 1 volt ?")

4.combien d' Ampères par mètre, pour le champ magnétique d'une ligne haute tension ? >>> question douteuse, car une ligne émet un champ magn. d'induction (exprimé en Tesla) mais produit à distance un champ magnétique induit (exprimé en Ampère par mètre-stéradian)

Mais par ailleurs, l'Ampère par mètre est une unité de polarisation, qui est autre chose qu'un champ. Alors tout cela est glauque

5.combien d'Ampères par mètre dans une aimantation rémanente ?

question cohérente, car l'aimantation a bien pour unité l'A/m. Et le fait qu'elle soit rémanente (comme dans un aimant) reste bien exprimable en A/m

6.combien de Watt-heures dans un Ampère-heure ?

même remarque que ci-dessus >> ces 2 unités concernent deux grandeurs différentes, donc on ne peut pas donner d'équivalence, sinon rappeler que 1 Watt-heure, c'est un Ampère-heure multiplié par un Volt

7.combien de Tesla dans un moment dipolaire ?

question totalement incohérente, car le Tesla est une unité de champ d'induction magnétique et par contre, un moment "dipolaire" est vraisemblablement un moment magnétique ampèrien (induit) dans lequel il faut faire intervenir la perméabilité...etc

c'est inextricable

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-dipôle

DIPÔLE : DEFINITION

Un dipôle est une combinaison de 2 pôles opposés, situés à faible distance l'un de l'autre

LE DIPÔLE ÉLECTRIQUE est l'ensemble de 2 charges électriques opposées Q situées à une distance faible (Ex. molécule polaire)

En courant continu, ces charges sont nommées (+) et (-)

-énergie d’un dipôle électrique (ou énergie électrostatique)

Cette énergie est Eé = moment x champ , ce qui s'écrit >>

soit Eé= (1/2)Mé.E.cosθ         soit   Eé= D.Md

où Eé(J)= énergie emmagasinée dans le pôle électrique Q d’un dipôle

Mé(C-m)= moment électrique coulombien du dipôle

E(V/m)= champ d’induction électrique auquel il est soumis

θ(rad)= angle plan entre la direction du champ E et la direction du dipôle

D(C/m²-sr)= champ d’excitation électrique

Md (V-m²-sr)= moment électrique inducteur du dipôle

Un dipôle est dit linéaire si tous ses éléments composants sont linéaires (c'est à dire tels que la CARACTÉRISTIQUE, qui est la courbe représentant le voltage en fonction de l'intensité) soit une droite)

Un dipôle non linéaire -en électronique- est tel qu'un signal d'entrée sinusoïdal correspond à un signal de sortie non sinusoïdal (ayant même .... des harmoniques)

Un dipôle est actif s'il fournit de l'énergie et il est passif s'il en consomme (par effet Joule, par exemple)

-potentiel d’un dipôle

U = P.ε / C

U(V)= potentiel d’induction électrique d'un dipôle

P(V-m-sr) =entité d’induction électrique

C(F)= capacité

ε(F/m-sr)= constante diélectrique du milieu

-champ et dipôle

Les dipôles présents dans un réseau cristallin impliquent un champ d’induction électrique qui est, en chaque point :

E = (3l.Mé).l - Mé.l²) / ε.Ω.l5

E(V/m)= champ d’induction électrique d’origine dipolaire

l(m)= distance du point au dipôle

Mé(C-m)= moment électrique coulombien

Ω(sr)= angle solide dans lequel s’effectue le phénomène (en général Ω est l’espace entier, soit 4sr pour les systèmes d’unités ayant comme unité d’angle le stéradian)

ε(F/m-sr)= constante diélectrique du milieu

lectrisation et dipôle

E= Md/ V

avec E(V-sr/m)= électrisation d’un dipôle de volume V(m3)

Md (V-m²-sr)= moment électrique inducteur

Dans un réseau

E crée la polarisation σ des atomes du réseau (et c'est σ = E.Ω.ε)  

ε étant la constante diélectrique et Ω l'angle solide

-moment électrique (coulombien) d’un dipôle

Mé= E / E.cosθ     et  encore   Mé= M / E.cosθ 

avec Mé(C-m)= moment électrique coulombien d’un dipôle soumis à un champ d'induction électrique E(V/m)

E(J)= énergie du dipôle créant ledit couple de forces

θ(rad)= angle entre la direction de E et le dipôle

Mf(m-N)= moment de la force correspondante

Ce moment élect. coulombien peut recevoir alors le qualificatif de dipolaire

-circuit équivalent = feuillet

Un circuit électrique (circulaire) a des caractéristiques magnétiques similaires à celles d'un aimant et quand on passe à la limite -c'est à dire un circuit devenu très petit jusqu'à ressembler à un petit segment- on le nomme feuillet magnétique

 

LE DIPÔLE MAGNÉTIQUE

est l' ensemble de 2 charges magnétiques induites opposées K, sises à faible distance

-moment magnétique (ampérien) d’un dipôle

Mg= B.V.Ω / μ       ou   Mg= E / B

avec Mg(A-m²)= moment magnétique ampèrien d'un dipôle de volume V(m3)

μ(H-sr/m)= perméabilité ambiante

B(T)= champ d'induction magnétique

Ω(sr)= angle solide dans lequel s'exerce l'interaction

E(J)= énergie magnétique

 

DOUBLET

Un doublet électrique ou magnétique est un ensemble volumique élémentaire de 2 pôles (dipôle) chargés, opposés et sis à faible distance l'un de l'autre

C'est donc un ensemble (volume) de : soit 2 charges électriques Q(C) , soit 2 masses magnétiques ampèriennes K(A-m)

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-double couche

La terminologie de "double couche" provient des couches multiples d'ions -ou charges- existant sur un conducteur, soit par adsorption, soit dans l'intervalle entre 2 pelures extrêmement proches

 

DOUBLE COUCHE -version ancienne-

En électromagnétisme, on parlait anciennement de moments de double couche :

--pour l'électricité >>> c'était le moment électrique coulombien

--pour le magnétisme >>> c'était le moment magnétique ampèrien

 

DOUBLE COUCHE -version actuelle-

-Toujours dans le domaine électrique, on fabrique maintenant des condensateurs dits "de double couche" (ou E.D.L.C) dont la capacité est 104 fois supérieure aux condensateurs ordinaires (soit jusqu'à 103 à 4 Farads)

 

-D'autre part, dans les relations électricité-fluides >>> quand un liquide est en contact avec une surface solide, il y a dissociation de quelques molécules (de l'ordre de 1 sur 10-18 m²) faisant apparaître des ions, donc une différence de potentiel entre les 2 couches interfaciques

La tension superficielle est alors fonction de ce micro-phénomène électrique qu'on dit être "de double couche"

W'= K + (C.E²) / 2

où W't(N/m)= tension superficielle

C(F)= capacité électrique

E(V/m)= champ d'induction électrique

y(N/m)= facteur, spécifique du matériau en cause

 

Le calcul des éléments de cette double couche est assez bien représenté en l'assimilant à un condensateur + une résistance (en parallèle)

Les calculs sont traités hors de la présente étude, dans les modèles de Helmholtz, Stern, ou Gouy-Chapman

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-électromagnétisme (généralités)

L'électromagnétisme est l'étude des causes et conséquences de la présence d'éléments électriques dans la nature

L'électricité--dans sa partie perceptible-- résulte de la présence de charges électriques, qui sont portées par des charges massiques (baryoniques)

Le magnétisme est le phénomène voisin, qui traite du mouvement desdites charges (magnétisme = électricité x vitesse de la lumière)

POUR ÉTUDIER l'ELECTROMAGNÉTISME 54 NOTIONS SUFFISENT

On en trouve cependant 3 fois plus : pourquoi ?

Voyons les notions nécessaires :

-- 5 grandeurs inductrices des phénomènes électriques (d'une part)

et 5autres représentant le magnétisme (d'autre part): comprenant dans les 2 cas >>> 1 Entité-charge inductrice et ses 4 aspects linéique, surfacique, volumique et de moment

-- 10grandeurs issues des 10 ci-dessus mais ayant connotation "spatiale", c’est à dire les mêmes considérées dans un angle solide (elles sont appelées FLUX, potentiel, champ, volumique spatiale et moment spatial)

-- les 20 mêmes notions que ci-dessus, mais induites (ayant été créées par les précédentes, par inductions)

-- les 2 facteurs de milieu : 1 pour les caractères électriques (c'est l'inductivité), l’autre pour les caractères magnétiques du milieu ambiant (c'est la perméabilité) et les 2 grandeurs spatiales correspondantes (Inductivité spatiale et Inductance linéique)

-- les 10 grandeurs qui expriment les interactions, grâce aux facteurs de milieu précités et qui se nomment >> Perméances--Perméances spatiales--Impédances ou résistances--Résistivités(normale et spécifique)--Elastances (normale et spatiale)

 

Toutes les autres notions que l'on peut rencontrer en électromagnétisme sont superflues, car :

-ou bien ce sont des synonymes -ou des cas spécifiques- (une centaine)

-ou bien ce sont des inverses de grandeurs citées ci-dessus (inverses dont malheureusement l’usage est cependant bien établi !)

L'utilisation de ces grandeurs inverses provient d’un dualisme entre les disciplines de Magnétisme et d'Electricité, où l’on a historiquement proposé des facteurs de milieu non compatibles.

En effet, on a pris respectivement la Perméabilité et la Permittivité, comme facteurs de milieu respectivement magnétique et électrique, ce qui entraîne que la loi de Newton-Coulomb ne s’écrit plus de la même façon, dans l’une ou l’autre des 2 disciplines (le facteur de milieu passant soit au numérateur, soit au dénominateur de l’équation qui, elle, n’est pas ubiquiste)

Le facteur de milieu logique pour l'électricité (pour que la loi de Newton-Coulomb ait la même formulation partout), est l'inductivité (et pas la permittivité).

Mais quand on prend la permittivité comme facteur de milieu électrique (ce qui a été l'usage au XIX° siècle), on s'est cru obligé d'inventer des notions inverses, pour que les formules se ressemblent (hormis celle de Newton !)

Et il en découle toute une série d’études inutiles, pour redire les mêmes choses et réécrire les mêmes formules avec des grandeurs inverses !

On rencontre ainsi une collection de grandeurs inutiles -car superfétatoires en qualité d’inverses- et ce sont l’admittance (inverse de l’impédance électrique), la capacité électrique (pourtant bien implantée ! mais qui n’est que l’inverse de la très logique élastance spatiale), la conductivité (inverse de résistivité), la permittance (inverse de l’élastance)

La complexité des notions et jargons inutiles est donc hélas ici de mise, comme dans beaucoup d’autres départements de la Physique

 

COMMENT ETUDIER l'ELECTROMAGNÉTISME

Cela exige de bien distinguer trois grands chapitres :

-les notions inductrices

-les notions induites (dits aussi phénomènes d’excitation)

-le rôle du milieu où interviennent les facteurs de milieu, qui caractérisent l'espace (les 2 facteurs de milieu ont grande influence sur les mouvements et échanges d'énergies électromagnétiques)

 

Un phénomène inducteur (d’induction) dépend d'une entité d’induction (électrique ou magnétique) qui va agir à distance (par la bonne disposition du facteur de milieu) pour créer des interactions induites, mesurables par les forces qu’elles génèrent.

Donc l'induction est la CAUSE et l'induit (ou excitation) sera la CONSEQUENCE

Pour des raisons pragmatiques, la mesure de ces forces générées est plus facile si l'on fait appel aux notions de :

-FLUX (c'est une charge -d'induction ou induite-, prise dans un angle solide)

-potentiel (c'est un un FLUX linéique -d'induction ou d'excitation-)

-champ (c'est unFLUX surfacique -d'induction ou d'excitation-)

-moment (c'est le produit d'une charge d'induction ou d'excitation xla distance)

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-état diélectrique

L'état diélectrique est le caractère d’un corps isolant (qui ne conduit pas les charges électriques)

Les grandeurs utilisées dans ce domaine sont -par ordre alphabétique- :

-CAPACITÉ, ainsi que capacité linéique voir au chapître correspondant

-CAPACITÉ LINÉIQUE SPATIALE qui a pour synonyme : constante diélectrique (voir ce § ci-après)

-CHAMP D'EXCITATION EN MILIEU DIÉLECTRIQUE

Le champ d’excitation électrique D(C/m²sr) créé en milieu diélectrique par le E(champ électrique extérieur d’induction, en V/m) est :

D ε.E D1

ε(F/m-sr)constante diélectrique 

D1(C/m²sr)= excitation auto-créée dans le diélectrique, qui est égale à :

charge superficielle σ(C/m²) / susceptibilité χd(sr)

Le champ d’induction Equi crée le ci-dessus champ d’excitation D  dans l’intérieur d’un diélectrique polarisé est nommé champ de Lorentz

-CONDENSATEUR   appareil basé sur un composant diélectrique Voir ce chapître 

-CONDUCTIVITÉ d'un DIÉLECTRIQUE  Valeurs très faibles (10-6 à -16) S/m

-CONSTANTE DIÉLECTRIQUE (ou capacité linéique spatiale)

C’est l’inverse de l’inductivité (qui, pour le vide, est la caractéristique fondamentale du milieu électromagnétique)

 Equation aux dimensions structurelles : L -3.M -1.T 4.I 2.A -1  

Symbole de désignation ε                        Unité S.I.+ : F/m-sr

Permittivité est le nom de la présente constante diélectrique, pour le cas spécial du vide.  

-CONSTANTE DIÉLECTRIQUE RELATIVE (εr) -appelée aussi "permittivité relative"

C’est un coefficient de référence, où une constante diélectrique est comparée à la permittivité du vide, prise comme base

εr = ε / ε0   où   ε (F/m-sr)= constante diélectrique du matériau et ε0(F/m-sr) = permittivité du vide (8,854187817.10-12 F/ m)

-valeurs pratiques de quelques constantes diélectriques relatives εr

Air(1,006)--Isolants usuels(2 à 4)--Bois(3 à 5)--Roches(3 à 9)--Verre(4 à 6)-- Céramique(7)--Oxyde de fer(14)--Silicium(12)--Germanium(16)--Eau (80)

-DÉPLACEMENT DANS un DIÉLECTRIQUE

Equation aux dimensions  : L -2.T .I .A -1 Symbole de désignation : D       

Unité S.I.+ : F/m-sr

Dans un diélectrique le déplacement est

D  ε0.E σ           ε0(F/m-sr ) est la permittivité du vide

E(V/m)= champ électrique d'induction

 σ(S/m)= polarisation

Si E est faible, la formule devient    D  ε.εE    où εr est la permitivité relative

-DIÉLECTRIQUES GAZEUX et LIQUIDES (ÉQUATION de CLAUSIUS-MOSSETTI)

dε  / (g*/χd V ) = (εr - 1).(εr + 2) / 3

εr est la permittivité relative du corps

g* est la polarisabilité (F-m²)

V est le volume(m3)

χd est la susceptibilité(sr)

-EFFET PIÉZOÉLECTRIQUE 

C'est la propriété d’un diélectrique qui se polarise sous contrainte mécanique (l’inverse existe aussi: c’est à dire que certains corps diélectriques se déforment sous l’action d’un champ électrique externe)

Les corps piézoélectriques d’usage industriel sont le quartz, des tartrates et des titanates

-EMPILAGE de MATÉRIAUX DIÉLECTRIQUES DIFFÉRENTS (EFFET MAXWELL-WAGNER)

La relaxation (retour à l’équilibre) après application d'un voltage alternatif, répond à :

YA = f.C ε / l.Ω

où YA(S)= admittance, f(Hz)= fréquence, C(F)= capacité, l(m)= épaisseur des diélectriques

ε(F/m-sr)= constante diélectriqueΩ(sr)= angle solide

-FACTEUR de MÉRITE (DIÉLECTRIQUE)

 Equation aux dimensions : I-2     Symbole de désignation : F ’m      Unité S.I.+ : A-2

F’m L / 2[C.U²]

L(H)= inductance et 2[C.U²] (J)= énergie maximale du condensateur

-IMPÉDANCE DIÉLECTRIQUE 

Dans le cas d’un diélectrique parfait (Ex le vide, d'impédance Zm = 120 Ω-sr

soit # 30 Ω -spat si système d’unités rationalisées)

Zm ζ/ c = 1 / c.ε        où  Zm(Ω-sr)= impédance de milieu

ou Zm = (μ / ε)1/2      ζ’(m-sr/F)= inductivité du milieu et ε(F/m-sr)= permittivité

c(m/s)= constante d'Einstein(2,99792458 .10m/s)

et μ(N-A-2)= perméabilité magnétique

-PERMÉANCE DIÉLECTRIQUE    Voir ce chapitre

-PERTES DANS UN DIÉLECTRIQUE

Il s’agit de la dissipation calorifique d’une partie de l’énergie donnée par le champ d'induction

E = E².g*

avec E(J)= énergie perdue (effet Joule et relaxation)

E(V/m)champ d’induction électrique

g*(F-m²)= polarisabilité

-POLARISATION s d'un DIÉLECTRIQUE   Voir chapitre Polarisation

-RELAXATION DIÉLECTRIQUE   Voir relaxation

-RÉLUCTANCE DIÉLECTRIQUE (r' ) Voir chapître Réluctance

-RIGIDITÉ DIÉLECTRIQUEcas particulier de champ d’induction (ci-dessus)

-SUSCEPTIBILITÉ DIÉLECTRIQUE   c(exprimée en stéradians) voir chapître spécial

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-fréquence en électricité

Un courant alternatif parcourant un circuit où sont insérées des capacités, des selfs et des résistances, a une fréquence f dépendant de ces composants:

Z = [R² + (L.f - 1 / C.f )²]1/2    et   f = R.tgφ / L

où Z(ohm)= impédance d'un circuit comportant  --en série-- résistances R(ohm), capacités C(F) et selfs L(H)

f(Hz)= fréquence du courant sinusoïdal alternatif

φ(rad)= angle de déphasage

L.f (Ω)= capacitance

Nota 1 : le terme "fréquence de rotation" est souvent utilisé mais il signifie "vitesse angulaire"

Nota 2 : on trouve souvent l'expression: "nombre de tours par seconde effectué par le rotor d'une machine" : c'est une fréquence (et pas une vitesse angulaire) car il s'agit du nombre (de tours) et non pas du "nombre d'angles parcourus, exprimés en tours"

 

DOMAINES de FREQUENCES des COURANTS

La fréquence d'un courant est celle de son onde (porteuse) de nature alternative (ondulatoire)

Les classes de fréquence sont surtout utilisées sous forme des dénominations américaines :

TLF (tremendous low frequency) < 3 Hz soit longueurs d'onde > 108 m

ELF (extreme low frequency) de 3.100 à 3.101 Hz soit longueurs d'onde de 108 à 107 m.

SLF (super basses fréquences) de 3.101 à 3.102 Hz soit longueurs d'onde de

107 à 106 m. Cas des courants domestiques et des courants faradiques

ULF (ultra-basses fréquences) de 3.102 à 3.103 Hz soit longueurs d'onde de

106 à 105 m. Cas des courants médicaux d'Arsonval et de TENS

VLF (très basses fréquences) de 3.103 à 3.104 Hz soit longueurs d'onde de

105 à 104 m. Cas des courants médicaux interférentiels

LF (basses fréquences) de 3.10à 3.10Hz soit longueurs d'onde de

10à 10m. = limites de fréquences utilisées pour les courants

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-régime (en Physique)

Un régime (en Physique) représente les conditions d'une expérience

En électricité, on distingue:

-un régime stationnaire (ou continu, ou permanent) ce qui signifie que les paramètres (courant, intensité, charges....) sont indépendants du temps

-un régime quasi-stationnaire, signifie que les paramètres sont quasi indépendants du temps (c'est à dire qu'ils ne varient que pendant des temps extrêmement courts, pour revenir aussitôt à leurs valeurs antérieures) Donc fort peu de perturbations

-un régime variable, signifie que les paramètres (courant, intensité, charges....) sont variables dans le temps

 

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-similitudes entre électricité et magnétisme

SIMILITUDES entre ELECTRICITE et MAGNETISME

La logique exige d'écrire la loi de Newton identiquement dans les 4 disciplines de la Physique où elle apparaït (gravitation, force faible, force forte et électromagnétisme)

Mais le XIX° siécle a institué une dérive en électricité car on y utililise hélas un facteur de milieu inverse de la logique (c'est à dire qu'il apparaît au numérateur de la formule au lieu de devoir y apparaître au dénominateur, comme pour les 3 autres)

Ce facteur se nomme la permittivité -alors qu'on doit utiliser l'inductivité comme facteur de milieu pour l'électricité, qui est bien sûr son inverse-)

De ce fait, cela amène à trouver des notions & formules inversées

 

Les grandeurs à utiliser en électricité sont et ne peuvent être que:

1.inductivité(ζ) qui est le facteur de milieu électrique logique lui-même

2.perméance (di)électrique (e') qui est (le facteur de milieu électrique logique x longueur)

3.perméance diélectrique spatiale (--) qui est (le facteur de milieu électrique logique x distance angulaire)

4.impédance de milieu électrique (Zm) qui est (le facteur de milieu électrique logique / vitesse linéaire)

5.impédance Z (et résistance R et capacitance) qui sont (le facteur de milieu électrique logique) / (vitesse x angle)

6.résistivité (ρ) qui est (le facteur de milieu électrique logique / vitesse angulaire)

7.élastance (Ξ ) qui est (le facteur de milieu électrique logique / longueur)

8.élastance spatiale (t*) qui est (le facteur de milieu électrique logique) / (longueur x angle)

9.inductivité spatiale (-) qui est (le facteur de milieu électrique logique / angle)

10.inusité qui est (le facteur de milieu électrique logique) / (volume x angle) .

11.perméabilité magnétique (μ) qui est le facteur de milieu magnétique logique lui-même

12.perméance magnétique (Λ) qui est (le facteur de milieu magnétique logique x longueur)

13.inductance (L) qui est (le facteur de milieu magnétique logique x distance angulaire)

14.résistance magnétique (S*) qui est (le facteur de milieu magnétique logique / vitesse angulaire)

15.inductance linéique (L*) qui est (le facteur de milieu magnétique logique / angle)

 

Les grandeurs qu'on ne devrait pas utiliser en électricité sont :

1.permittivité (ε) qui est le facteur de milieu électrique illogique lui-même

2.réluctance diélectrique spécifique (r ') qui est (le facteur de milieu électrique illogique / longueur)

3.réluctance diélectrique qui est (le facteur de milieu électrique illogique / distance angulaire)

4.admittance spatiale -- qui est (le facteur de milieu électrique illogique x vitesse linéaire)

5.admittance(& conductance,perditance)Ya qui est (le facteur de milieu électrique illogique) x (vitesse x angle)

6.conductivité électrique (σ') qui est (facteur de milieu électrique illogique x vitesse angulaire)

7.permittance (ou capacité spatiale) (b') qui est (le facteur de milieu électrique illogique x longueur)

8.capacité (C) qui est (le facteur de milieu électrique illogique) x (longueur x angle)

9.capacité linéique β') qui est (le facteur de milieu électrique illogique / angle)

10.polarisabilité (g*) qui est (le facteur de milieu électrique illogique) x (volume x angle)

11.réluctivité (R') qui est le facteur de milieu magnétique illogique lui-même

12.réluctance magnétique spécifique (w*) qui est (le facteur de milieu magnétique illogique / longueur)

13.réluctance magnétique (W*) qui est (le facteur de milieu magnétique illogique x distance angulaire)

14.peu utilisé qui est (le facteur de milieu magnétique illogique x vitesse angulaire)

15.peu utilisé qui est (le facteur de milieu magnétique illogique x angle)

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