ÉTOILES

-étoiles

Une étoile se forme à partir d'un gaz interstellaire extrêmemnt dilué, qui, sous des contraintes extérieures se comprime, puis se contracte progressivement par gravitation

Les étoiles sont si nombreuses qu’il est difficile de les nommer toutes. Mais au moins deux sortes de classement existent >>>

SOUS UNE DENOMINATION LIMITÉE À 120.000 ÉTOILES PROCHES

Référencées sous le sigle initial H.I.P (abréviation de Hipparcos, satellite) et correspondant à un catalogue référençant leurs coordonnées, prises dans un système international de références (dit I.C.R.S)

SOUS UNE DENOMINATION PLUS GÉNÉRALE

où un groupe de symboles rappelle les 4 paramètres de classement ci-après :

-la constellation d'appartenance (1° symbole)  

Le premier symbole de désignation d'une étoile est la constellation à laquelle elle appartient  (parmi les 88 constellations ancestralement dénommées (Orion, Andromède, Cygne, Scorpion......) Ce premier symbole apparaït sous la forme d’un doublé = une lettre grecque (ou latine ou un nombre), suivi d’une abréviation du nom de la constellation .

Exemple : ω Dra est l'étoile de position ω dans la constellation du Dragon

-la classe spectrale (2° symbole): la caractéristique spectrale d'une étoile (dite classe spectrale de Harvard) se trouve sensiblement être proportionnelle à sa température de surface  et définit également ses caractéristiques chimiques

Cette caractéristique nous est accessible à travers le spectre lumineux de l'astre (ensemble composé de bandes-émissions et lignes-absorptions)

La classe spectrale est un repère tenant compte de l'allure du spectre, lui-même fonction assez précise de la température de surface de l’astre

Ce repère de "classe" est symbolisé par l’une des 8 lettres W O B A F G K M, qui, dans cet ordre, vont des plus grandes températures de surface (37.000°) aux plus froides en surface (2.500°) et à chacune d’elles est affecté en outre un coefficient modérateur chiffré, allant de 0 à 9 (exemples: Soleil = G2, Arcturus = K1, Véga = A0)

Les lettres de tempérance spectrale ci-dessus, expriment l'opacité perceptible de certains spectres, causée par les constituants stellaires (hydrogène et métaux) riches en électrons et qui absorbent en partie les photons du spectre

-la magnitude astrale (3° symbole) apparaissant dans la dénomination d'une étoile est une échelle permettant de classer les astres en fonction de leur éclat lumineux (qui se trouve être environ proportionnel à leur masse)

-la famille de l'étoile (4° symbole) 

Adjoint au classement de la magnitude (ci-dessus) des étoiles, y figure une information complémentaire dite "famille", qui représente un panaché des 2 qualités de l'étoile que sont son rythme énergétique et sa masse

Rôle et définition des rythmes énergétiques :

-type A (rythme normal) = tendance à compression, créée par la gravitation (accrétion de matière) avec échauffement (106K) et en opposition à ce phénomène: une réaction de fusion de l’hydrogène au centre (cœur) qui se transforme en hélium (cycle de catalyse par le carbone ou cycle de Bethe)

-type B (rythme de Chandrasekhar) = peu d’hydrogène, très forte pression, pas de rayonnement, extinction progressive

-type C (rythme post-hydrogène avec fusion créant du carbone)= le cœur se contracte, la température augmente (108K), avec réactions de fusion plus lentes

-type D (rythme de densification)= la gravitation -moins combattue- augmente, d’où cœur plus dense, avec corps internes plus lourds (fer) et pression élevée

-type E (rythme de puits gravitationnel)= les atomes explosent, se transforment en plasma de particules élémentaires, qui s’écroule vers le centre.

Une étoile standard (volume de 1030 m3, qui contient 1040 atomes ou ions) va alors devenir un bouillon de plasma où les ions sont empilés les uns près des autres et qui se réduisent alors à un volume de (1010) m3, soit un diamètre de l'ordre du kilomètre

En adjoignant aux rythmes ci-dessus la notion de masse, on détermine un classement de 14 familles d'étoiles ci-après:

On dénomme ci-dessous mé la masse de l’étoile et mc la masse de son cœur :

Si l’étoile a une mé < 1,6.1028 kg et est en rythme A c’est une naine brune

Si l’étoile a une mé < 1,6.1028 kg et est en rythme c’est une naine noire (difficile à détecter puisque ne rayonnant pas de lumière)

Si l’étoile a 1,6.1028 < mé < 1031 kg et est en rythme c’est une naine standard-ou jaune- (dont le soleil et Capella)

-si une naine standard atteint les rythmes B ou C , c’est une naine bleue (exemples Régulus, Rigel)  et si elle atteint un rythme D, c’est une naine rouge

-si en outre il y a des expulsions extérieures, c’est une nova

Si l’étoile a 1031 < mé < 1032 kg et est en rythme A c’est une géante

Si l’étoile a une mé > 1032 kg et est en rythme c’est une supergéante (Ex Betelgeuse)

Si sa mc est < 2,8.1030 kg et est en rythme c’est une naine blanche, de masse volumique # 1010 kg/m3

Si l'étoile a une masse comprise entre 2,8.1030 (dite masse de Chandrasekhar) et 6.1030 kg (dite masse de L.O.V) et est en rythme A : c’est une étoile à neutrons (diamètre de quelques kilomètres)

Si 2,8.1030 (masse de Chandrasekhar) < mc < 6.1030 kg (masse de L.O.V) avec rythme C c'est une supernova

Si 2,8.030 (masse de Chandrasekhar) < mc < 6.1030 kg (masse de L.O.V) et est en rythme D avec une grande vitesse de rotation, c’est un pulsar

Si sa mc> 3.1030 kg et est en rythme c’est un quasar , puis ultérieurement un trou noir stellaire

Exemple de quasar :  3C345 de Hercule est à ≈ 1025 m et a une vitesse radiale proche de c

-exemple d'une référence d'étoile

Avec les divers symboles définis ci-dessus, l'appellation d'une étoile quelconque peut être par exemple (ω.Dra. B.1. 6,05. naine) ce qui signifie:

ω est la place de l'étoile dans la constellation du Dra(Dragon), B est sa classe spectrale, atténuée de type 1, sa magnitude est 6,05 et sa famille est naine

-classement général des étoiles

Si -sous forme d’abaque- on superpose la classe spectrale (2° symbole dans l'appellation) et la magnitude (autre caractéristique stellaire), on obtient le diagramme de Hertzsprung-Russel, classificateur des étoiles sous forme d’abaque

 

REACTIONS CHIMIQUES STELLAIRES

Les réactions usuelles sont -dans les étoiles- du genre fusion nucléaire, aux températures de 107 à 8 degrés K, comme :

21H + 21H >>> 32He + n  ou >>> 32He + p (avec excédent d’énergie provenant de la perte de masse entre les éléments initiaux et finaux)

Et également la résonance stellaire où le 8Be et le 4He entrent en résonance pour produire du 12C

Fusion dans les étoiles

Le cycle de l’hydrogène est le phénomène de fusion des noyaux de H² qui, dans des réactions en série, produisent des noyaux d’hélium (dans les étoiles, on le nomme cycle de Bethe)

Les réactions sont du genre 4 1H + électrons >>>> 4He + 2 neutrinos

Divers corps légers (Be, Li, B, C, N) sont formés dans les réactions intermédiaires et jouent le rôle de catalyseurs

 

REACTIONS MAGNETIQUES STELLAIRES

Les étoiles présentent toutes un champ magnétique (10-2 Tesla pour le soleil, jusqu'à 1011 Teslas pour un magnétar, qui est une étoile à neutrons, émettant d'ailleurs en même temps des rayons X et gamma, à raison de plusieurs centaines d'émissions par heure

CARACTERISTIQUES PHYSIQUES des ETOILES

-la masse volumique (dite souvent à tort "densité")

Elle va de 102 à 1018 kg/m3 (1,4.103 pour le soleil et 1018 pour étoile à quarks)

-taille des étoiles

Les diamètres des étoiles vont approximativement de 107 à 1011 m. (dont # 109 m pour le soleil)

-parallaxe d’une étoile 

C’est l’angle de "vue" d’un demi grand-axe de l’orbite terrestre depuis cette étoile .

On atteint la milliseconde d’arc dans les mesures actuelles de parallaxe

-distances des étoiles par rapport à la Terre

Distances moyennes par rapport à la Terre --exprimées en mètre(m) ou en unité astronomique(u.a) ou en année-lumière(a-l)

-soleil = 1,5.1011m, ou 1 u.a, ou 1,5.10-5al

-étoile à exoplanète discernable = 1,5.1017 m, ou 106 u.a, ou 1,5.10 a-l

toile au centre de la voie lactée = 2.10 20m., ou # 10 9u.a, ou 2.104a-l

-étoile d'une constellation proche = 1,5.1022m, ou 10 11u.a, ou 1,5.106a-l (cas d'Andromède)

-étoile aux limites de l'univers = 1,5.10 26m, ou 10 15u.a, ou 1,5.1010a-l

NAISSANCE, VIE et DISPARITION d'une ÉTOILE

-naissance

Les nuages de poussières et de gaz  de l'espace sont l'objet de turbulences qui, dès lors qu'elles atteignent une certaine vitesse (200 m/s environ) causent une onde de choc génératrice de concentration de matière, sous forme de filaments de 3.1015 m. de largeur

Sous l'effet de la gravitation, il y a alors un échauffement, lui-même générateur d'une fusion de l'hydrogène, créant de l'hélium, pour apparition d'une étoile

Par la suite, des corps simples de plus en plus lourds sont créés, jusqu'au fer qui est le stade d'une stabilisation (car sa fusion consonne de l'énergie au lieu d'en apporter)

Dans les étoiles, il n'y a que 2% d'éléments lourds (contre 70% de H² et 28% de He)

Beaucoup plus tard, il y a concentration, échauffement jusqu'à 1011 degrés, puis éclatement de l'étoile, ce qui entraîne l'explosion et l'apparition de corps lourds (qui constitueront alors d'autres types d'astres)

-durée de vie d'une étoile en moyenne,  109 à 11 années

-dégénérescence stellaire

Dans certaines étoiles, la dégénérescence est la dégradation de l’état gazeux usuel vers une forme nouvelle, s'éloignant fort de la texture d'un gaz parfait.

La température de dégénérescence est :

T = (h².h*v2/3) / 2.m.k

où T(K)= dégénérescence

h(J-s)= constante de Planck (6,62606876.10-34 J-s)

h*v(particules/m3)= concentration moyenne particulaire volumique

m(kg)= masse des particules

k(J/K)= constante de Boltzmann (1,3806703. 10-23 J / K)

La pression de dégénérescence (p) est :

p = k.S.T.(h*v)5/3 mêmes notations et S(m²) a les dimensions d’une surface

 

TEMPÉRATURE et COULEUR des ÉTOILES

Leur température de surface va de 2.500 à 100.000° K (photosphère du soleil = 5700° K)

Leur température interne va de 106 à 8 K (par exemple soleil 5.106 en zone radiative et 2.107 en zone du noyau)

Leur couleur est fonction de la température de surface (comme tous les corps connus), donc :

-Aux environs de 1000° (et même beaucoup moins) : naines brunes

-Aux environs de 3000° : rouge (Antarès, Bételgeuse...)

-Aux environs de 4700° : jaune (Soleil 5800°)

-Aux environs de 6200° : vert (Sirius...)

-A partir de 9000°: bleu (Véga, Rigel...)

-A très haute température: naines blanches

 

GROUPES d'ETOILES (AMAS, GALAXIES, NEBULEUSES)

Voir chapître spécial

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