CONTRASTE

-contraste

Le contraste est un coefficient exprimant le confort apprécié par l'œil qui sait différencier  les puissances ou éclairages issues de 2 zones proches sur une même image.

Ce n’est pas une comparaison de nettetés car la netteté n’est pas une donnée à base de paramètres énergétiques.

Le contraste est une comparaison de luminances (ou de luminosités, notions dérivées)

La définition du contraste est vaguement normalisée:

1. le contraste global, concernant la zone d’une image, baignant dans l’ensemble globalisé de ladite image (le ‘’fond’’) est défini par la formule de Michelson:

Cntrst = (luminance zone Maxi - luminance zone mini) / (luminance zone Maxi + luminance zone mini)

2. le contraste de détail, concernant une petite zone,comparée à une autre zone d’immédiat voisinage, est donné par la formule de Weber-Fechner :

Cntrst = (luminance zone repérée - luminance zone voisine) / (luminance moyenne voisine)

 

Il faut rappeler que la luminance est une puissance lumineuse réémise dans une section d'angle solide par un objet qui a antérieurement été éclairé par une source primaire

Et comparer des luminances, c'est pareil que comparer des luminosités ou des intensités réémises (grandeurs proportionnelles aux luminances)

 

Logiquement, le contraste n'existe que pour des appareils réémetteurs de lumière (écrans, pellicules, photos...) et on voit ci-dessus qu’il est le rapport entre 2 notions énergétiques réémises (luminances, luminosités ou intensités)

Cela ne concerne donc pas les appareils émetteurs (genre projecteur…)

Mais les constructeurs de ces émetteurs se croient cependant autorisés à faire mention du contraste, comme si c'était une qualité de leur émetteur (en pur argument commercial et non technique) >>alors soudain on trouve le contraste exprimé sous des formes illogiques:

-cela devient un rapport de puissances émises (et non réémises), c'est à dire des flux ou des luminosités, exprimés en lumen

-ou bien cela devient un rapport de puissances spatiales émises (donc des intensités émises, en candelas)

-ou bien encore un rapport de puissances surfaciques reçues (des éclairements, exprimés en lux) qui n'ont donc rien de réémises

Les conseillers commerciaux proposent par exemple ’’d'améliorer le contraste en réglant la lumière", ce qui doit vouloir dire le "flux émis" par leur appareil. Or il ne s’agit là que de proposer une cause favorable (leur émission) à l’apparition d’une conséquence favorable (le contraste)

Ces mélanges d'unités et de fonctions, créent un beau brouillage de la notion de contraste

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